"La" destination touristique d'Istanbul ! et malgré les
cohortes de bus vomissant leurs hordes de touristes et malgré, les
vendeurs à la sauvette, sangues vibrionnantes, et malgré les
échafaudages, et malgré les attroupements fébriles
et incongrus, un lieu formidable, puissant, fascinant...
allez
vers Bab-I-Hümayun...
marchez
vers Bab-I-Ali...
marchez
vers Sultanahmet, la rivale ?
prenez
Tramvay... vers Divan yolu
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l'Eglise des églises dans la Ville des villes ... Que dire ? Malgré
ses échafaudages prosaïques, ses peintures écaillées,
ses mosaïques invisibles, quelle monumentale Merveille des merveilles
: colossale dans sa majesté byzantine, plurielle dans ses matériaux
antiques, ses décors orientalisant, ses immenses calligraphies musulmanes...
Mais qu'en pensent les pigeons qui virevoltent sans vergogne dans ses voûtes
aériennes ?
Ayasofya
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à l'entrée d'Ayasofya, cette élégante fontaine
aux ablutions du XVIIIè avec ses colonnes roses, ses calligraphies
écrites dans le bronze, qui nous rappelle qu'Ayasofya fut transformée
en mosquée - aujourd'hui, officiellement, c'est un musée
Şadırvan
même si rien ne peut remplacer le choc direct avec cette Merveille
monumentale unique, l'Eglise parmi toutes les églises, pour vous
y préparer : avec www.insecula.com un avant-goût virtuel !
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en sortant de votre visite d'Ayasofya, allez vous reposer à l'ombre
de la cafeteria, sur le côté ouest, d'où vous pourrez
observer les restes de l'église de Théodose II, devant l'exonarthex
d'Ayasofya.
A moins que votre oeil n'ait été accroché par les antiquités
dispersées ça et là avec leurs regards désespérés
d'éternité...
Eglise
de Théodose II.
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en continuant dans Bab-İ-Hümayun cad., vous longerez ce beau portail
qui vient un peu ottomaniser Ayasofya, et vous dirigerez vers son Trésor
(Skevophylakion) et aussi vers l'entrée principale de Topkapı
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dans la galerie supérieure sud, au pied d'une fenêtre qui offre
un superbe point de vue... sur Sultanahmet : la mosquée voisine et
la rivale ?, la modeste pierre tombale d'Enrico
Dandolo. Mais quel personnage fantastique que ce 41è Doge de
Venise ! Quasi aveugle, il meurt à 98 ans - à cette époque,
c'est frôler l'éternité - dans sa Ville tant désirée,
à la tête de la cordiale cohorte des catholiques Croisés
de 1204, véritables iniateurs de la ruine de la très orthodoxe
Byzance. Dandolo, vénitien jusqu'au bout, puisqu'il a l'intelligence
de refuser le trône byzantin qui lui est proposé, laissant
Baudouin de Flandre récupérer ce cadeau empoisonné
!
Enrico
Dandolo (1107-1205)
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juste en sortant d'Ayasofya pour emprunter sur son flanc sud Bab-İ-Hümayun
cad. Il fut commandé en 1608 à l'architecte Dalgıç Ahmet
ağa par I. Ahmet, pour son père III. Mehmet