I.
Yıldırım Beyazıd (1360-1389-1402)
Sa
puissante détermination - dès sa prise du pouvoir, il fait
quand même étrangler son concurrent de frère aîné
Yakub Çelebi, et sa vive énergie - n'est-il pas appelé la
Foudre ! - n'empêcheront pas qu'il échouera devant Byzance
en 1398 et terminera vaincu par un boîteux...Tamerlan, après
la terrible défaite d'Ankara en 1402.

en
1438, ce jeune homme, il a alors 15 ou 16 ans, nous dit-il, est fait prisonnier
- non sans s'être courageusement défendu, lors d'une razzia
des troupes de II. Murat sur la ville de Sebes (Roumanie actuelle). Il passera
presque 20 ans en captivité dans l'empire ottoman : il en rapporte
un témoignage tout à fait passionnant : "Des turcs, traité
sur les moeurs, les coutums et la perfidie des turcs". Tout un programme
! Les historiens n'ont pas trouvé grand'chose sur lui. Son ouvrage,
best-seller "anti-turc" du début du XVIè, est tout
à fait paradoxal : ouvrage théologique, aux analyses devenues
un peu absconses pour nos esprits bassement matérialistes, il voue
aux gémonies, le Turc qui ferait presque frémir le diable
lui-même et en même temps, il en trace un portrait, d'une précision
quasi journalistique, qui ne peut s'empêcher d'en reconnaître
les qualités :
"Quand j'observe le silence des Turcs et le brouhaha des Chrétiens
à l'église , je m'étonne grandement d'une telle inversion
de l'ordre : comment peut-il y avoir une telle dévotion chez les
uns, et un tel manque de respect chez les autres [...]"
Des
historiens font l'hypothèse qu'il se serait fait musulman et même
derviche ! (introduction de J. Schnapp). A sa libération, il se fait
moine et sert d'interprète à Rome auprès de Sixte IV
vers 1480 : alors, évidemment il y avait de quoi être torturé
d'interrogations douloureuses !
Anacharsis, 2003, 220 p. - suivi de "la Peur du Turc" par M. Balivet

Georges
de Hongrie ( vers 1420 ? - vers 1485 ?) : "des Turcs..."
MOSAÏQUE
OTTOMANE, LES FONDATEURS
les
Osmanoğlu : Osman et ses premiers fils, Fondateurs de la mosaïque
impériale :
Osman : 1299-1324
Orhan Gazi
: 1324-1360
Murat I
: 1360-1389
Bayezid
I : 1389-1402
l'interrègne 1409-1413
Mehmet
I : 1413-1421
Murat II
: 1421-1444 & 1446-1451
Ibn
BATTÛTA
1330 : Voyages, T. II
La Découverte, 1994
vers mosaïque impériale
: 1444 - 1520
Des
lectures historiques : Osman et ses fils
Osman
Gazi donne son nom aux Osmanlı quand il succède à son
père en 1280
Ertuğrul
Gazi, le père du fondateur de la dynastie
L'interrègne
: 1402 à 1413
Mais
la soif de pouvoir que I. Beyazıd avait apparemment léguée
à ses fils - Süleyman, İsa, Musa et Mehmet, va plonger l'empire
dans des déchirements fraternels. Résumons !
Au départ, ils se proclament tous "Sultan" mais Süleyman
semble prendre le pas. Mehmed s'allie avec Musa, qui avait été
captif de Tamerlan avec papa ? - pour éliminer İsa ; puis les
deux se retournent contre Süleyman qui, lui, n'hésite pas à
demander de l'aide à... Manuel II Paléologue. Bon !
İsa fait son affaire de Süleyman et dans la foulée semble
se croire arrivé, ce qui a pour effet d'énerver Mehmet, qui
à son tour lui fait son affaire sans hésiter à demander
lui aussi, l'aide de Manuel II !, pour enfin devenir Sultan, le seul : I.
Mehmet.
Byzance
apprendra à ses dépens en 1453, qu'elle avait joué
avec le feu, en s'impliquant dans cette "crise d'adolescence"
douloureuse que l'état ottoman arrivera à dépasser
et qui ne l'arrêtera pas dans sa marche vers la puissance !
Attention ! Pour les Turcs, cette période
est trop confuse pour que Süleyman soit considéré comme
sultan ! Il n'est donc pas "I.
Süleyman" et,
c'est à tort que les historiens numéroteront ensuite Soliman
le Magnifique, comme "II. Süleyman" !
Petite
biographie de Teymour Lang, avec... une lettre en persan envoyée
à Charles VI le 1er août 1402 ! Pour commencer à découvrir
que cette terreur de l'occident fut aussi un très grand homme politique,
protecteur des arts : Sarmacande, sa splendide capitale en est bien la preuve
!
Tamerlan
(1336-1405) ou Timour le Boiteux
Bel
opéra érit en 1724 sur un livret de N. Hayn, dont l'insipration,
ce qui est remarquable, n'est ni antique ni biblique mais historique : la
captivité puis la mort de Bajazet, "empereur des Turcs"
(Beyazıd) vaincu par Tamerlan, "empereur des Tartares" (Timour
le boiteux) à la Bataille d'Ankara en 1402 ; et il y a aussi Asteria,
fille de Bajazet et amante d'Andronicus ; Andronicus," prince grec",
allié de Tamerlan ; Irène, "princesse de Trébizonde",
fiancée de Tamerlan ; Léon, confident de Tamerlan et Andronicus
; Zaïde, confidente d'Astéria...