SAR.
Comte de CHAMBORD (1820 - 1883)
Quand le dernier des Bourbons français visite l'Empire Ottoman vieillissant.
"Journal de voyage en Orient", 1861
Tallandier, 1984
Comtesse
de Gasparin (1813 - 1894)
Un autre regard féminin sur Constantinople, la Turquie entre autres,
à l'époque d'Abdülaziz
1847-8 : "Journal d'un voyage du Levant" & 1865 "A
Constantinople"
des extraits dans "Le Voyage en Orient", Bouquins, 2001
Théophile
GAUTIER (1881 - 1872)
Un romantique en orient...
"Constantinople et autres textes sur la Turquie", 1853
La boîte à documents, 1990 - édition par Saga Moussa
Gérard
de NERVAL (1808 - 1855)
Dernière étape d'un voyage autant poétique que... géographique
1843 : Voyage en Orient
Comtesse
DASH (1804 - 1872)
Le récit d'un voyage fait en Turquie au début des années
1840 au début du règne d'Abdülmecid, à travers un
regard féminin qui évite la facilité d'un sensationnalisme
orientalisant souvent à la mode
"Mémoires des autres", 1860
extraits dans "Istanbul, rêve de Bosphore", Omnibus, 2001
MOSAÏQUE
OTTOMANE, L'ESSOUFFLEMENT
L'empire
du Grand Seigneur n'est plus aussi magnifique, mais parmi les sultans qui
se succèdent, certains sont de vrais souverains, essayant d'imposer
leurs vues :
IV. Mustafa: 1807-1808
II. Mahmud:
1809-1839
Abdülmecid : 1839-1861
Abdülaziz
: 1861-1876
la
guerre d'indépendance de la Grèce et Victor Hugo...
Victor Hugo, en tant que père du Romantisme ne peut pas ne pas y
aller de sa verve poétique pour pleurer, par exemple en juin 1826,
le désastre de Missolonghi - là où Byron avait dèja
trouvé la mort - et glorifier les héros grecs : Canaris, Botzaris...
"Où suis-je ?... Mon brûlot ! à la voile ! à
la rame !
Frères, Missolonghi fumante nous réclame,
Les turcs ont investi ses remparts généreux.
Renvoyons leurs vaisseaux à leurs villes lointaines,
cEt que ma torche, ô capitaines !
Soit un phare pour vous, soit un foudre pour eux !
.../...
Missolonghi ! - Les Turcs - Chassons, ô camarades,
Leurs canons de ses forts, leurs flottes de ses rades.
Brûlons le capitan sous son triple canon.
Allons ! que des brûlots l'ongle ardent se prépare.
..............Sur sa nef , si je m'en empare,
C'est en lettres de feu que j'écrirai mon nom.
.../...
Oui, Canaris, tu vois le sérail, et ma tête
arrachée au cercueil pour orner cette fête.
Les turcs m'ont poursuivi sous mon tombeau glacé;
Vois ! ces os désséchés sont leur dépouille
opime;
Voilà de Botzaris ce qu'au sultan sublimez
..............Le ver du sépulchre a
laissé.
Les Orientales, III, Les Têtes du sérail
vers mosaïque impériale
: 1876 - 1922
François Guizot (1787-1874), "Mémoires pour servir...
...
à l'histoire de mon temps" : en effet, il y fut mêlé
et entre autres "aux Affaires d'Orient" !
- ch. 22, Politique extérieure,(1832-1836) : .../... Affaires d'Orient
- ch. 26, La question d'Orient (12 mai 1839-22 février 1840)
- ch. 28, Négociations sur les affaires d'Orient
- ch. 31, Le traité du 15 juillet 1840
- ch. 32, Exécution du traité du 15 juillet 1840
- ch. 35, Affaires d'Orient. Convention du 13 juillet 1841
- ch. 37, Affaires diverses à l'extérieur : .../... Impuissance et connivence
des autorités turques
ch. 42., Les musulmans à Paris. la Turquie et la Grèce (1842-1847)
réédité
par Paleo - L'instant durable, 2003
II.
Mahmut (1784-1809-1839)
Surnommé par le peuple "gâvur sultan"- le sultan
infidèle, qui fut élevé par des soeurs catholiques,
sous l'influence de sa mère - réelle ou adoptive : les historiens
ne sont pas sûrs - Aimée
dubuc de la Riverie ? n'eût pas un règne facile : réforme
de l'armée, massacre des Janissaires devenus une cohorte de soudards
corrompus et incontrôlables en 1826 et Indépendance de la Grèce
en 1830.
Son
mausolée est un lieu à visiter absolument sur Divan Yolu
à Istanbul ! Est-ce lui qui fit construire ce qui devint le Kamondo
sarayı ?
les
Camondo (Kamondo) : une grande dynastie levantine et ottomane à
Istanbul au XIXè !
le
Prince de Joinville au milieu des révoltes de palais...
...
Pendant le trajet [depuis le Iéna] vers le vaisseau du capitan pacha,
Osman-Pacha (*), nous fit descendre dans la cabine, ferma mystérieusement
toutes les portes et avec le concours d'un jeune drogman arménien, nous
raconta une longue histoire, que je résume en deux mots. Selon lui, Constantinople
était à feu et à sang. Aa mort du sultan (II.) Mahmoud, Kosrew-Pacha [Koca
Mehmed Hüsrev Paşa 1769-1855], simple agent russe, s'était emparé du
pouvoir; rien ne lui coûtait pour s'y maintenir ; les têtes de tous les
vrais Turcs, de tous les vrais musulmans, tombaient par centaines. Le chef
de la religion lui-même, le Scheik-Islam [Scheik-ul-Islman], n'avait pas
été épargné. Pour avoir refusé de sacrer le noueau sultan tant qu'il
ne se coifferait pas du turban vénéré d'Othman, au
lieu du fez révolutionnaire, on l'avait étranglé à
minuit en grnde pompe, il est vrai, et au bruit des salves d'artillerie
dues à son rang. (Pauvre consolation, pensai-je !) La tête
d'Osman-Pacha lui-même et celle de son chef, le capitan pacha, ne
tenaient qu'à un fil. Aussi l'un et l'autre s'étaient-ils
résolus, au lieu de combattre Méhémet-Ali, comme tout
le monde le croyait, à faire cause commune avec lui, pour unir en
un seul faisceau toutes les forces musulmanes [...]
"Vieux Souvenirs", Prince de Joinville (1818-1900), chap. VI,
1839
Mercure de France, 1986
(*) nommé Lieutenant de vaisseau par Mehmet Ali, il rentre au service de
l'empire ottoman en 1844 et devient en 1854 commandant de la flotte de la
mer Noire
Abdul
Aziz et Napoléon III : comparaison...
...
bien peu flatteuse, par un Mark Twain de passage à Paris en 1867
et toujours aussi turcophobe !
"Napoléon III, représentant de la plus grande civilisation moderne, du
progrès et du raffinement ; Abdul Aziz, représentant d'un peuple sale, grossier,
ignorant incapable de progrès, superstitieux par nature et par éducation
; et d'un gouvernement dont les trois grâces sont la Tyrannie, la Rapacité
et le Sang." [...] Abudl Aziz, sultan de Turquie, maître de l'Empire ottoman
! Né sur le trône ; faible, stupide, ignorant, presque autant que son esclave
le plus misérable ; chef d'un grand royaume et jouet de son Premier ministre,
enfant obéissant d'une mère tyrannique [...]
"Le voyage des innocents, pique-nique dans l'Ancien Monde", chap.
33, 1867
Maspéro-La Découverte, 1982
Wanda : Souvenirs sur Abdul Medjid et Abdul Aziz
Souvenirs d'un militaire (d'origine polonaise ?) francophone qui a servi
trente ans Abdul Medjid et Abdul Azis. Après avoir dit "quelques
mots anecdotiques sur leur père, le sultan Mahmoud", nous livre
ses confidences au fil du quotidien mais non dépourvues d'intelligence
sur la vie dans l'Empire qui se débat dans ses tentatives de réformes
!
"Souvenirs anecdotiques sur la Turquie, 1820-1870"
Firmin-Didot, 1884 : à télécharger sur Gallica,
la BNF virtuelle !