Aimée
Dubuc de Riverie...Naksh-i-dil...
Barabara
CHASE-RIBOUD , "La grande sultane", 1986
Toujours l'histoire de Naksh-i-dil, la Créole qui serait la mère de Mahmud
II...
Albin Michel, 1987
Michel
de GRECE, "La nuit du sérail", 1982
Aimée Dubuc de Riverie : de la Martinique au Harem
d'Abdülhamid I ! Puis aimée de Selim III, mère réelle - ou adoptive
- de
Mahmud II et donc "Valide Sultan"...
Michel de Grèce, "La Bouboulina", 1993
La passionnaria (1771-1825) avec qui la Grèce chasse les Turcs
et proclame son indépendance en 1822...
La
Bouboulina
1805
: Napoléon et... III. Selim
Quand
Napoléon prend sa plume le 10 pluviôse an XIII (30 janvier
1805) pour donner une leçon de géo-stratégie au "Grand
Seigneur" et lui expliquer que son vrai ennemi est la Russie, son plus
ancien et fidèle allié, la France et que le descendant des
grands Ottomans doit réagir ou disparaître !
L'Histoire se charge souvent de donner des leçons... aux donneurs
de leçons : en matière d'empire, les Ottomans, même
si ce ne fut pas de manière forcément flamboyante, grattèrent
un sursis d'un siècle supplémentaire !
1771
: Voltaire et... III. Mustafa
Quand
Monsieur de Voltaire pour flatter sa chère Catherine II, se réjouit
de voir :
"de l'empire ottoman la splendeur éclipsée,
sous l'aigle de Moscou sa force terrassée"
... et donne libre cours à une ironie, pour le moins caricaturante
:
"Qu'un vieux sultan s'endorme avec ignominie
dans les bras de l'orgueil et d'un repos fatal,
ses bachas assoupis le serviront fort mal.
Mais Catherine veille au milieu des conquêtes
[...]
travaille jour et nuit, et daigne encor m'écrire;
tandis que Moustapha, caché dans son palais,
bâille, n'a rien à faire, et ne m'écrit jamais.
Si quelque chiaoux lui dit que sa hautesse
a perdu cent vaisseaux dans les mers de la Grèce,
que son vizir battu s'enfuit très à propos,
qu'on lui prend la Dacie, et Nimphée, et Colchos,
Colchos, où Mithridate expira sous Pompée;
de tous ces vains propos son âme est peu frappée;
jamais de Mithridate il n'entendit parler.
Il prend sa pipe, il fume ; et, pour se consoler,
il va dans son harem, où languit sa maîtresse,
fatiguer ses appas de sa molle faiblesse.
Son vieil eunuque noir, témoin de son transport,
lui dit qu'il est Hercule ; il le croit, et s'endort.
ô sagesse des dieux ! Je te crois très-profonde :
mais à quels plats tyrans as-tu livré le monde !
Achève, Catherine, et rends tes ennemis,
le grand turc, et les sots, éclairés et soumis.
Epitre 111, à l'impératrice de Russie, Catherine II, 1771